La légende

Les rochers constituant la colline de Heiligenberg proviendraient, selon la légende, d’un château qui fut construit par Satan et détruit par l’archange St Michel. Le poète natif de Heiligenberg Ehrenfried STöBER (1779-1835), composa le poème suivant :

DAS TEUFELSCHLOSS

(traduction)

LE CHATEAU DIABOLIQUE.

Einst in der Vorwelt Tagen
Nicht weit vom Dörflein STILL
Da hat sich zugetragen
Was ich erzählen will.
Jadis, à l’origine des temps
Non loin du Village STILL
Se sont déroulés les faits
Que je vais vous conter
Der Teufel kam geschritten
Er war fast wie ein Zwerg
Setzt sich behaglich mitten
Dort oben auf den Berg.
Le diable arriva
A peu près grand comme un nain
Et s’assit à son aise
Là-haut sur la colline.
Der Teufel war sehr munter
Er schunkelt hin und her
Er blickt auf’s Land hinunter
Als ob’s sein Eigen wär.
Le diable était en forme
Il se balançait de gauche à droite.
Il regardait dans la vallée
Comme s’il la possédait.
"Was hab ich von der Hölle ?"
Spricht er :"Dies lass ich sein.
Bau mir auf dieser Stille
Ein Schloss von Felsenstein."
"Qu’ai-je de mon enfer ?"
Dit-il, "Je le délaisse
Pour construire dans ce calme
Un château en pierres de taille.
Er dehnt sich wie ein Riese.
Er schaufelt, meisselt, baut
Bis er auf Bergeswiese
Die grösste Burg erbaut.
Il se grandit comme un géant.
Il pelleta, burina, construisit
Jusqu’à ce que, sur ce pré montagneux,
Il ait bâti le plus grand des châteaux.
Er schaut sie an mit Freuden,
Und lacht sich in die Faust
"Wie wird man mich beneiden !
Hab nie so schön gehaust !"
Il le contempla avec joie
Et ricana sournoisement
"Comme on m’enviera
Je n’ai jamais demeuré aussi bien !"
Um Mitternacht, am Fenster,
Sah er viel Spuck und Graus
Er winkt ein paar Gespenster
Herein sich in das Haus.
A minuit, à sa fenêtre,
Il vit spectres et horreurs.
Il invita quelques fantômes
A entrer dans sa maison.
"Welch Leben will ich führen !"
Spricht Ritter Satanas
"Will Fräulein viel verführen.
Will treiben Höllenspass."
"Quelle vie je vais mener !"
Dit le chevalier Satan,
"Je veux pervertir les filles
Et faire des diableries."
Da wanken alle Wände,
Die Burg stürtz krachend ein.
Der Spass kamm schnell zu Ende
Das tat ein Engelein.
C’est là que les murs tremblèrent
Le château s’effondra avec fracas.
Le plaisir se termina bien vite.
C’était l’oeuvre d’un ange.
Es weht mit goldenen Schwingen
Gestärkt vom Himmelslicht.
Man hört es lieblich singen :
"Verführen sollst du nicht !"
Il passait auréolé d’or
Renforcé de la lumière céleste.
On l’entendit doucement chanter :
"Tu ne pervertiras point !"
"Was Teufels !", flucht der Teufel
Die Ohrfeig war so hart
"Gott Vater ! Sonder Zweifel"
Brummt er in seinen Bart.
"Que diable !", jura le diable
La gifle était bien dure.
"Dieu le Père ! Quelle déveine !

Grommela-t-il dans sa barbe.

 

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